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Tabarka ?
C'est
la capitale du nord ouest tunisien où vit un peuple d'origine
Berbère. Une jolie ville, au bord de la méditerranée,
entourée de montagnes vertes.
Au
bout de la côte du Corail (qui commence à Bizerte et aligne
300 kilomètres de criques à l'état sauvage et de plages
majestueuses: plage de Zouara près de Nefza), le nord ouest
Tunisien est le parfait exemple de l'alliance de la mer et de la
montagne.
Tabarka
est à la rencontre d'une forêt de bouleaux, de saules et,
surtout, de chênes-lièges, et d'une Méditerranée, paradis
des plongeurs.c'est aussi un paradis pour les amoureux de la
mer, plaisanciers, les passionnés de Golf, de chasse et de
randonnées pédestres.
Pendant
l'été, Tabarka vibre au rythme de son festival de jazz
(hélas, moribond).
L'arrière-pays est le domaine d'une forêt dense aux essences
variées et surprenantes. L'automne, les chasseurs traquent
surtout le sanglier.
Dans
cet environnement privilégié, en pleine forêt, à 800 m
d'altitude se trouve le village de Ain Draham, site très
apprécié des visiteurs pour sa fraîcheur et ses eaux
sulfureuses.
A
33 Km vers l'est se trouve une ville importante NEFZA très
connue pour son souk (marché) du Mercredi c'est une ville jeune
et dynamique dotée d'une plage à 15km (5km de plage immense de
sable fin). Mais cette ville est sale, seule la route principale
est propre tout le reste est un domaine d'ordures, c'est
lamentable !
Tabarka
fait effectivement partie de ces villes de la Tunisie où
l'esprit en quête de connaissance trouve de quoi satisfaire sa
curiosité grâce, entre autres, à sa côte rocheuse qui en
certains points forme des aiguilles de pierres et des arches
naturelles ainsi qu'aux montagnes de Kroumire couvertes
d'eucalyptus, de mimosas, de pins et de chênes-lièges qui
forment un magnifique écran de verdure qui met en valeur les
eaux limpides du golfe. Un site de toute beauté.
De
l'ancien comptoir phénicien (fondé en -800) d'où elle tire
son nom, Thabraca (pays des Broussailles), et qui fut si
prospère aux IIIème et IVème siècles car c'est là que les
vaisseaux de l'Empire romain venaient charger les marbres
précieux extraits des carrières de Chemtou, le liège, les
céréales, l'huile et les produits miniers provenant de
l'intérieur, Tabarka n'a malheureusement gardé que très peu
de choses. Pourtant El-Bekri signalait jusqu'au XIème siècle
la présence de monuments antiques de toute beauté. En
témoignent aussi les mosaïques romaines et byzantines
trouvées lors des fouilles et exposées au musée du Bardo.
De
1540 à 1741, Tabarka devient la propriété d'une famille
génoise, les Lomellini, après que Charles Quint leur en ait
fait cadeau en échange du célèblre corsaire Dragut,
lieutenant d'un des des frères Barberousse. Cette famille aura
le monopole de la pêche au corail. De nombreux pêcheurs
italiens la suivirent : ils devinrent "les tabarchini",
nom qui pendant très longtemps dans cette région indiqua
génériquement tous les étrangers. Les Lomellini firent
construire le Fort génois sur l'île (reliée aujourd'hui à la
ville par une route) et l'occupèrent pendant deux siècles
(1541-1741). Il fut occupé à partir de 1781 par la Compagnie
royale d'Afrique. Il servait en fait comme base pour
l'exploitation du corail dont les fonds marins de tout le
littoral sont si riches.
Pendant
la deuxième guerre mondiale (en 1942-1943), les Français
défendirent la frontière algérienne contre les Allemands à
partir de Tabarka (le col de Babouch n'est distant que d'une
vingtaine de kilomètres).
On
y trouve un très beau terrain de golf à 18 trous au bord de la
mer, c'est féerique!. Apparemment, il n'y a pas assez de
joueurs.
Pour
y aller, prendre le vol direct vers Tunis et ensuite un taxi ou
un avion intérieur pour Tabarka (170km) .
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